“Je ne cracherais pas sur 20 M$” : l’Afrique explique son dilemme avec Infantino et tend la main à l’UEFA
Postée le 31-07-2026 / 9 Vues

Alors que le projet de filiale commerciale porté par Gianni Infantino provoque une fronde ouverte en Europe, les fédérations africaines se trouvent face à un dilemme beaucoup plus complexe. 

Alors que la plupart des confédérations ont catégoriquement fermé la porte au projet de la FIFA, la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé qu’elle l’examinera en comité exécutif la semaine prochaine.

Tandis que les critiques pleuvent sur le positionnement isolé de l’ >Afrique dans ce dossier, Saïd Ali Saïd Athouman, président de la Fédération comorienne, a livré à L’Équipe un discours sur les besoins financiers du continent, tout en reconnaissant les dangers d’une perte d’indépendance de la FIFA.

« Notre problème, c’est comment obtenir de l’argent »

Le dirigeant comorien refuse que l’Afrique rejette immédiatement la proposition sans l’étudier.

« Notre problème, c’est : comment obtenir de l’argent ? En ce moment, nous n’avons aucun sponsor », explique-t-il, rappelant que Comores Télécom versait seulement entre 100 000 et 150 000 euros par an, soit à peine de quoi couvrir l’organisation d’un match.

Pour Athouman, les petites fédérations ne vivent tout simplement pas dans la même réalité que les grandes nations européennes ou africaines.

« Comment fait-on pour rivaliser avec le Maroc, l’Algérie ou la Côte d’Ivoire ? Les nations les plus riches peuvent former, avoir des infrastructures et des équipements. Ce n’est pas un hasard si elles obtiennent ensuite des résultats. »

D’où cette déclaration très pragmatique : « Si j’avais été Européen, je n’aurais peut-être pas cette idée. Mais je vis une autre réalité. »

Une manne financière pour l’Afrique, mais à quel prix ?

Le projet de Gianni Infantino prévoit la création d’une filiale commerciale de la FIFA ouverte à des investisseurs privés. Chaque fédération adhérente pourrait recevoir une aide supplémentaire considérable, estimée à environ 20 millions de dollars.

« Je ne cracherais pas dessus », reconnaît Athouman. « Si on prend 20 millions, sous certaines conditions, c’est énorme pour nous. Vous savez que nous avons du mal à payer nos salariés. (…) En tant que président de fédé, je ne cracherais pas dessus mais attention. »

En effet, le président comorien n’ignore pas les risques.

« Ce que l’on gagne en enveloppe, on peut le perdre en autonomie », prévient-il. Il redoute notamment que les États réduisent leurs subventions en considérant les fédérations désormais suffisamment financées, ou que les investisseurs privés finissent par influencer les décisions sportives.

« Et si on vire un pays parce qu’il ne rapporte rien en termes de marketing ? », interroge-t-il. Lire la suite sur https://www.afrik-foot.com/je-ne-cracherais-pas-sur-20-m-lafrique-explique-son-dilemme-avec-infantino-et-tend-la-main-a-luefa

 

Mots clés: #Afrique # Gianni Infantino
Source : Afrik-foot.com
Autres articles