Élection à la FIF : les partisans de Diallo crient victoire alors que ceux de Tohé ne crient pas défaite ou le vrai état des lieux
Postée le 31-07-2026 / 164 Vues

Après plusieurs semaines d’intenses concertations concernant l’élection à la FIF, Malick Adam Tohé ne sera pas candidat à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Le 1er vice-président de la FIF, pressé par des membres du gouvernement et même par le chef du gouvernement selon des sources concordantes, a finalement accédé à la demande de Yacine Idriss Diallo de ne pas se présenter au scrutin du 12 septembre 2026. L’annonce, faite par l’intéressé lui-même ce 30 juillet 2026 lors d’une réunion du Comité exécutif (COMEX), a aussitôt déclenché deux lectures opposées de l’événement.

D’un côté, un camp qui crie victoire. De l’autre, un camp qui refuse de crier défaite.

raph>En effet, chez les partisans de Diallo, c’est l’enthousiasme d’un soulagement. La communication bat son plein depuis l’annonce. Messages triomphants, célébrations à peine voilées, mobilisation des relais médiatiques : les partisans du président sortant ne cachent pas leur enthousiasme. Et pour cause. Ce que Yacine Idrissa Diallo redoutait le plus n’aura pas lieu : affronter dans les urnes un homme fort de son système de 2022, ce deus ex machina du football ivoirien qu’est devenu Malick Adam Tohé. Sur ce plan précis, le président sortant a gagné, et ses soutiens ont raison d’y voir un motif de satisfaction.

Quelques voix, dans ce camp, appellent toutefois au triomphe modeste. Conscients que l’accord conclu engage leur champion, ces partisans-là privilégient des mots plus apaisants, moins belliqueux, préférant parler de « rassemblement » et d’« unité de la famille du football » plutôt que de victoire écrasante sur un rival.

Élection à la FIF : Chez les soutiens de Tohé, colère et positivité

De l’autre côté, l’ambiance est plus contrastée. Les clubs proches de Malick Tohé, qui avaient prévu une sortie médiatique de soutien à la candidature du président du Club omnisports de Korhogo (COK), ne décolèrent pas. Ces derniers voyaient en lui l’alternative la plus crédible pour réformer en profondeur le football ivoirien, et vivent ce retrait comme une occasion manquée, sinon comme une confiscation du jeu électoral par des interventions venues d’en haut.

La colère cohabite avec une forme de positivité revendiquée. Car chez les soutiens de Tohé, on refuse catégoriquement de parler de défaite. L’argument revient en boucle : on ne négocie pas avec un faible, on ne discute pas avec un acteur qui ne représente rien. Si Idriss Diallo a dû s’asseoir à la table et concéder des choses, c’est bien, disent-ils, la preuve du rapport de force. Ils encaissent donc les quolibets et les tentatives de dévaloriser leur champion avec le sourire, malgré la colère rentrée. Et restent sibyllins sur la suite : « Qui vivra verra. Le temps clarifiera les choses », assurent-ils, parlant d’avenir plutôt que de renoncement.

Un retrait qui n’est pas une reddition

De fait, les discussions n’ont pas consisté en un simple retrait de candidature. Elles ont surtout permis de bâtir un accord sur le fond. À l’issue des échanges, Idriss Diallo, dont le fauteuil a été sauvé par ces négociations, de l’aveu même de certains observateurs, a accepté l’ensemble des principales réformes portées par Malick Tohé. Ces réformes concernent notamment la gouvernance de la FIF, le renforcement de son efficacité et l’accélération du développement du football ivoirien.

Le président de la FIF a également accepté d’accorder, en cas de réélection, des pouvoirs plus étendus à son 1er vice-président. Chaque camp en tirera la conclusion qui l’arrange : victoire électorale pour l’un, victoire politique pour l’autre. Lire la suite sur https://www.afrique-sur7.fr/election-a-la-fif-idriss-diallo-malick-tohe-victoire

 

Mots clés: #Élection #FIF #Idriss Diallo
Source : Afrique-sur7.ci
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