La sous-préfecture de Domangbeu, située dans le département de Zoukougbeu, a été le théâtre de violents affrontements communautaires dans la journée du mardi 17 mars 2026. À l'origine de cette flambée de violence, la mort tragique d'un jeune homme du nom de Tapé Charles, survenu après un passage à tabac dans le quartier Lobi.
Selon les informations recueillies, les faits remontent à la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars 2026. Tapé Charles, âgé d'une trentaine d'années, se serait rendu dans le quartier Lobi de Domangbeu . Il y aurait été accusé par des habitants, m
ajoritairement issus d'une communauté allochtone, d'avoir dérobé un téléphone portable. Cette accusation a rapidement dégénéré, conduisant à une violente agression du jeune homme.
Copieusement battu
Toujours selon nos sources, les présumés agresseurs l'auraient copieusement battus avant de le conduire à la brigade de gendarmerie locale dans un état critique. Face à la gravité de ses blessures, les éléments de la gendarmerie ont procédé à son évacuation d'urgence vers l'hôpital de Zoukougbeu . Malheureusement, Tapé Charles n'a pas survécu à ses blessures et a succombé peu de temps après son admission.

L'annonce de sa mort a provoqué une onde de choc au sein de sa communauté. Parents, amis et connaissances, profondément indignés, ont rapidement décidé de réagir. Dans la matinée du mardi 17 mars, ils sont sortis massivement pour exprimer leur colère, qui s'est traduite par des actes de violence ciblant les biens appartenant à la communauté allochtone accusée d'être impliquée dans le drame.
Le bâtiment a été saccagé, puis incendié, traduisant une forte tension et une défiance envers les forces de l'ordre, accusées par certaines de ne pas avoir suffisamment protégé la victime ou empêché le drame.
Avant de s'en prendre aux habitations et commerces, les manifestants se sont dirigés vers le poste de gendarmerie de Domangbeu. Le bâtiment a été saccagé, puis incendié, traduisant une forte tension et une défiance envers les forces de l'ordre, accusées par certaines de ne pas avoir suffisamment protégé la victime ou empêché le drame.
Face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire, les autorités ont réagi avec promptitude. Alerté, l'escadron 1/2 de la gendarmerie mobile basé à Daloa a été déployé sur les lieux. Les forces de l'ordre ont mené des opérations de dispersion, notamment à l'aide de gaz lacrymogènes, pour contenir les manifestants et rétablir le calme.
L'ordre a pu être progressivement restauré
Après plusieurs heures de tension marquées par des cours-poursuites entre manifestants et forces de sécurité, l'ordre a pu être progressivement rétabli dans la localité. Au total, trois personnes ont été interpellées dans le cadre de ces troubles et devraient répondre de leurs actes devant la justice. Lire la suite sur https://www.linfodrome.com/societe/119390-zoukougbeu-de-violents-affrontements-communautaires-a-domangbeu-a-la-suite-du-deces-d-un-jeune-autochtone