Neuf (09) jours après le dramatique accident de la circulation survenu sur l’axe Touba-Biankouma, qui a coûté la vie à 39 personnes et fait plusieurs blessés, le gouvernement ivoirien renforce son dispositif de lutte contre l’insécurité routière. À l’issue d’une conférence de presse tenue le 22 juillet 2026 à Abidjan, le ministère des Transports et des Affaires maritimes a dévoilé les premiers résultats de l’enquête administrative et technique, tout en annonçant une série de mesures immédiates et de réformes structurelles.
Parmi les principales décisions figure la création d’une plateforme électronique de suivi des compagnies de transport. Cet outil permettra notamment l’enregistrement des véhicules, le contrôle de la validité des assurances et des visites techniques, ainsi que la mise en place d’un registre numérique des passagers avant ch
aque départ.
Le ministère prévoit également le lancement d’un vaste programme national de formation, à la fois théorique et pratique, destiné aux chauffeurs de transport en commun. Ces sessions seront organisées de manière itinérante dans toutes les régions du pays. Les gestionnaires des entreprises de transport bénéficieront aussi d’un renforcement de leurs capacités afin d’améliorer les normes de gestion et de sécurité.
Les nouvelles réformes comprennent également un contrôle plus rigoureux des véhicules en collaboration avec les compagnies d’assurance. Désormais, la présentation d’une visite technique valide sera exigée avant toute souscription ou tout renouvellement d’un contrat d’assurance.
Par ailleurs, des discussions seront engagées avec le ministère en charge de l’Emploi en vue de l’élaboration d’une convention collective interprofessionnelle pour les chauffeurs de transport interurbain. Le gouvernement entend aussi renforcer les Comités locaux de sécurité routière (CLSR), notamment pour identifier les axes à haut risque et sécuriser les ouvrages d’art situés à proximité des plans d’eau. Une autre réforme prévoit que l’obtention du permis de conduire de catégorie B devienne obligatoire avant l’accès aux autres catégories.
Le directeur de l’Office de la sécurité routière (OSER), Étienne Kouakou, a assuré que le ministère mènera cette affaire avec « rigueur et transparence », afin de répondre aux attentes des familles des victimes et de l’ensemble des citoyens.
L’enquête révèle que l’autocar impliqué, qui assurait la liaison Odienné-Yamoussoukro, transportait 91 passagers alors que sa capacité était limitée à 69 places, soit un excédent de 22 personnes. Selon les premiers éléments, une crevaison du pneu avant droit aurait provoqué la perte de contrôle du véhicule au niveau du village de Zouzousso III, entraînant l’un des accidents les plus meurtriers enregistrés ces dernières années sur les routes ivoiriennes.
Djah OPELY
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