PPEF : Un diplomate nigérien poursuivi pour escroquerie portant sur 138.600.000 FCFA et blanchiment de capitaux
L'audience, ce mardi 27 octobre 2026 avait un ton particulier: la première de la quatrième chambre de jugement de création récente. En pareilles circonstances, échanges d'amabilités et de bons procédés entre le ministère public, les représentants du barreau et la présidente du tribunal. Elle marque une étape dans le parcours de la vice-présidente chargée de présider la quatrième chambre, a commenté la procureure de la République. La présidente de la quatrième chambre était en effet doyenne des juges d'instruction au pôle pénal, économique et financier: Cette évolution rappelle une vérité fondamentale: les fonctions judiciaires se rejoignent toutes, dans la rigueur. Elles doivent veiller veiller à l'application de la loi, a poursuivi la représentante du ministère public avant de rassurer la nouvelle vice-présidente du pôle: Le parquet se tient à votre disposition pour contribuer à l'œuvre de la justice.
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>Le représentant du barreau a abondé dans le même sens: Vous avez fait preuve de justice chaque fois que nous vous avons sollicité. Vous avez pu tirer votre épingle de jeu dans les dossiers épineux. J'ai foi que vous saurez rendre justice.
La présidente du tribunal a rassuré les acteurs de la justice: C'est ma première audience en tant que présidente de la chambre de jugement. Mais, j'ai une longue expérience du métier. C'est la continuité. J'espère être à la hauteur de la tâche.
Fin de la petite cérémonie protocolaire. Le premier dossier appelé implique un diplomate nigérien, 49 ans, divorcé, père d'un enfant et résidant à Johannesburg. Il est sous mandat de dépôt depuis le 7 juin 2026. Il est poursuivi pour escroquerie portant sur la somme de 198.000 euros (138.600.000 FCFA) et blanchiment de capitaux. Selon son conseil, il a un contentieux avec un partenaire, un Réunionnais. Il était à Abidjan pour les formalités de visa à l'ambassade du Japon. Il avait une formation dans son milieu. Il a été rattrapé par ses affaires et détenu au pôle pénitentiaire d'Abidjan.
Le prévenu a introduit une requête de mise en liberté provisoire. Ses activités ont pris un coup, il a une famille, soutient son Conseil. Le parquet s'oppose à la mise en liberté provisoire. Le prévenu n'a aucune résidence en Côte d'Ivoire, aucun intérêt. Nous avons besoin qu'il soit présent à l'audience pour nous permettre de comprendre ce qui s'est passé. Il n'a aucune garantie de représentation.
La réplique de l'avocat de la défense est instantanée: C'est un diplomate et son passeport est aux mains des autorités judiciaires.
Le prévenu lui-même ajoute qu'il a des garanties de représentation.
Après une brève suspension de l'audience, la décision tombe, la mise en liberté provisoire est refusée. L'affaire est aussitôt programmée.
Le parquet informe le tribunal que la partie civile lui a fait savoir qu'elle est indisponible pour ce jour et demande le renvoi de la cause. Vive réaction de l'avocat de la défense: Nous nous opposons radicalement à ce renvoi. Pour des raisons de confraternité, le confrère aurait dû nous adresser un courrier pour nous informer de sa décision. Nous nous opposons au renvoi.
La présidente apaise l'avocat de la défense: Le dossier est évoqué pour la première fois. Nous allons le renvoyer à la semaine prochaine.
Ce n'est pas sûr nous soyons présents la semaine prochaine, avance l'avocat de la défense.
La présidente du tribunal ne lève pas la voix, mais elle appuie suffisamment sur les mots pour être sûre d'être bien entendue et comprise: Le dossier est renvoyé au 3 novembre 2026.
L'avocat a compris. La salle aussi...
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Page Facebook de Fernand Dedeh