Au petit matin du jeudi 4 juin 2026, les populations ivoiriennes et surtout celles de la ville d'Abidjan, ont été réveillées par de fortes pluies. Dans chacune des communes de la ville, les pluies tombent avec force, mais surtout avec ses nombreux dégâts. Et la question qui revient dans l'esprit de nombreux Ivoiriens, c'est : qu'est-ce qui va arriver à toutes ces personnes déguerpies ?
En clair, selon certains observateurs, si les autorités ivoiriennes ont bien ag
i en dégageant les populations de ces zones à risques dans cette période de fortes pluies, leur relogement devrait d'abord être placé en priorité. C'est en tout cas le sens du cadre du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), Steve Beko, de son vrai nom, Lago Fabrice.
Habitué à réagir sur les questions qui touchent les populations, ce membre du parti socialiste s'est lancé dans une analyse de ce déguerpissement. A le suivre, le socialiste n'aurait pas agi comme le fait le gouvernement du RHDP.
Un socialiste ne défend pas l'occupation des zones à risques. Il ne s'oppose pas à l'aménagement urbain. Il refuse simplement que la puissance publique s'exerce contre les plus faibles sans leur offrir d'alternative. Pour un socialiste, avant de détruire, il faut faut reloger. Avant de sanctionner, il faut accompagner' avant d'évacuer, il faut dialoguer, a-t-il déclaré.
A le suivre, la question n'est pas réellement de savoir s'il faut déguerpir ces zones à risques ou non. Mais plutôt de savoir comment le faire. Une politique inspirée par le libéralisme voit d'abord une occupation irrégulière à corriger. Une politique inspirée par le socialisme voit d'abord des citoyens à protéger. C'est toute la différence. Car lorsqu'une mère de famille perd son toit sous la pluie, lorsqu'un commerçant perd l'outil de travail qui faisait vivre ses enfants, lorsqu'un ménage voit disparaître en quelques heures le fruit de plusieurs années de sacrifices, il ne s'agit plus seulement d'urbanisme. Il s'agit de dignité humaine, a tagué Lago Fabrice.
Qui estime que la force de l'État ne devrait pas se mesurer dans sa capacité à détruire, mais plutôt dans sa capacité à protéger sa population. Et c'est ce qui fait, selon lui, toute la différence ici en Côte d'Ivoire. Car, à l'écouter, les Ivoiriens font la politique uniquement par l'appartenance religieuse, ethnique, régionale.
Le jour où l'on arrêtera de voter pour une ethnie, une religion ou une région, nous comprendrons que seule la vision politique doit diriger notre bulletin. L'on a coutume de dire que lorsque tu choisis un conseiller, tu choisis aussi le conseil que tu veux recevoir. Lorsque tu votes pour un élu, tu choisis aussi la politique qu'il doit conduire, a-t-il insisté.