Burkina Faso : Alain Lobognon dénonce les dérives autoritaires du régime Traoré
Postée le 08-04-2026 / 6 Vues

L’ancien ministre Alain Lobognon critique le régime de Ibrahim Traoré, accusé d’autoritarisme et d’attaques répétées contre la Côte d'Ivoire.

L’ancien ministre ivoirien Alain Lobognon a vivement critiqué, dans une tribune publiée le 4 avril 2026, les autorités burkinabè dirigées par le capitaine Ibrahim Traoré. Il accuse le pouvoir militaire de multiplier les attaques verbales contre la Côte d’Ivoire afin de détourner l’attention de ses propres difficultés internes, affirme le confrère Yessouan.

Selon lui, les prises de position répétées de Burkina Faso sur d es sujets sensibles comme les processus électoraux ou les droits de l’homme en Côte d’Ivoire visent avant tout à masquer l’incapacité du régime à faire face à la dégradation sécuritaire. Le pays est confronté depuis plusieurs années à une insurrection armée menée par des groupes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique et à l’État islamique au Sahel, ayant causé des milliers de morts et le déplacement de près de deux millions de personnes.

Autoritarisme militaire et tensions régionales croissantes selon Alain Lobognon

Dans son analyse, Alain Lobognon établit un parallèle entre la situation actuelle et l’époque coloniale de la Haute-Volta, estimant que les pratiques du régime militaire rappellent des mécanismes d’oppression d’un autre temps : restriction des libertés publiques, pressions sur les médias et arrestations d’opposants. Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2022, Ibrahim Traoré a notamment dissous les institutions législatives, suspendu les activités politiques et restreint les manifestations publiques.

L’ancien ministre invoque également l’héritage de Thomas Sankara, figure emblématique souvent citée par les autorités actuelles. Il rappelle que ce dernier prônait la lutte contre l’arbitraire dans une perspective d’émancipation démocratique, et non l’instauration d’un pouvoir répressif.

Cette sortie s’inscrit dans un climat de tensions croissantes en Afrique de l’Ouest, marqué par des divergences de trajectoires politiques entre des pays comme la Côte d’Ivoire, engagée dans une dynamique institutionnelle stable, et d’autres États sahéliens sous régime militaire. En conclusion, Alain Lobognon appelle à privilégier des institutions solides et le respect des libertés, estimant que le continent n’a pas besoin de « nouveaux maîtres en treillis », mais de gouvernances démocratiques durables.

Mots clés: #Alain Lobognon #Burkina Faso #Ibrahim Traoré
Source : Affairage.ci
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