Les faits
C'est dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 septembre que le dossier a basculé. Le commissaire d'Anyama avait donné des consignes claires aux agents de polices de renforcer les patrouilles nocturnes, quitte à arpenter la commune secteur par secteur jusqu'au petit matin. Vers 1 heure, au quartier Ancienne Gendarmerie, une silhouette attire l'œi
l des policiers. Trop de nervosité, trop d'hésitation, de quoi justifier un contrôle.
Le flagrant délit ne se fait pas attendre . L'individu porte sur lui deux compteurs d'eau. Direction le commissariat. Il s'agit de D. F., 23 ans, Ivoirien sans emploi domicilié à Anyama.
Mais interpeller le voleur ne répond qu'à la moitié de l'énigme. Reste à savoir où atterrissent ces compteurs une fois arrachés aux installations. Les enquêteurs tirent le fil et le mènent tout droit au marché d'Anyama, chez un vendeur de ferraille. Un second suspect, M. G., 22 ans, y est interpellé lui aussi. Il est soupçonné d'avoir servi de relais, rachetant le matériel volé avant de l'écouler.
Le schéma se dessine alors dans toute sa simplicité, d'un côté, des compteurs subtilisés sur le terrain et de l'autre, un débouché tout trouvé dans le commerce de ferraille du quartier.
Le lundi 21 septembre, les deux hommes ont été déférés devant le parquet d'Abobo. Une patrouille de routine, un contrôle presque anodin, a démantelé une toute une filière de vol et de recel.