Stade Alassane Ouattara d’Ebimpé: Un stade de football transformé en parcours du combattant
Postée le 14-10-2026 / 12 Vues

Malick Traoré, Patrick Guitey et Nasser Eddy ont exprimé sur NCI leurs réserves face aux difficultés d’accès au stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé. Entre embouteillages, longues marches imposées par le dispositif sécuritaire et problèmes de transport, les supporters peinent à rejoindre les tribunes. L’installation d’un premier point de contrôle au rond-point de N’Dotré, à près de cinq kilomètres du stade, relance le débat sur l’organisation des jours de match.

Assister à une rencontre au stade Alassane-Ouattara d’Ebimpé relève parfois de l’épreuve d’endurance. Sur NCI, Malick Traoré, Patrick Guitey et Nasser Eddy ont livré des avis sans concession sur les difficultés rencontrées par les spectateurs pour accéder à cette infrastructure sportive.

Le pro blème ne date pas d’hier. Malgré la voie de contournement TY4, présentée comme une solution aux embouteillages, les déplacements restent difficiles lors des grandes rencontres. Les bouchons, les longues distances à parcourir à pied et les contraintes liées au transport compliquent l’arrivée des supporters, avant même le coup d’envoi.

La situation suscite d’autant plus d’incompréhension que, pour un match amical, le premier point de contrôle sécuritaire peut être installé au rond-point de N’Dotré. À partir de cet endroit, les spectateurs doivent parcourir près de cinq kilomètres pour rejoindre le stade, selon le témoignage rapporté.

Une telle organisation transforme une sortie sportive en véritable chemin de croix. Les familles, les personnes âgées et les supporters venus de loin sont particulièrement exposés à ces contraintes.

La sécurité ne doit pas devenir une épreuve pour le public

La nécessité de sécuriser les rencontres sportives ne fait aucun doute. Mais le dispositif mis en place doit concilier les impératifs de sécurité avec la fluidité des déplacements et le respect des spectateurs.

Comment justifier que des supporters soient contraints de marcher sur plusieurs kilomètres avant d’accéder à un stade moderne ? La question mérite d’être posée, notamment lorsque le dispositif concerne une rencontre amicale.

Ayant couvert des compétitions dans de grands stades à travers le monde, notamment lors de Coupes du monde et de Coupes d’Afrique des nations (CAN), des observateurs peuvent légitimement s’interroger sur les choix organisationnels opérés à Ebimpé. Les dispositifs sécuritaires diffèrent selon les pays et les contextes, mais ils doivent aussi tenir compte de l’expérience vécue par le public.

La sécurité ne se résume pas à multiplier les points de contrôle ou à éloigner les véhicules du stade. Elle suppose une planification cohérente, une bonne coordination entre les services concernés et une gestion efficace des flux de piétons et de véhicules.

La Y4 ne règle pas tout

La voie de contournement TY4 devait contribuer à améliorer la circulation autour du stade. Pourtant, les difficultés rapportées montrent qu’une infrastructure routière, à elle seule, ne suffit pas à garantir un accès satisfaisant lors des jours de forte affluence.

Les accès secondaires, les itinéraires de délestage, les parkings, les zones de dépose et les transports collectifs doivent être intégrés à un plan global. La circulation des camions et des autres véhicules doit également être prise en compte afin de limiter les conflits entre les différents usagers.

Il est donc nécessaire de revoir en profondeur le plan de circulation et le dispositif sécuritaire autour d’Ebimpé. Cela implique notamment de réexaminer l’emplacement des points de contrôle, d’adapter les restrictions à la nature de chaque rencontre et de mieux informer les spectateurs avant leur départ.

Le dispositif de sortie doit, lui aussi, être anticipé avant le coup de sifflet final. Les difficultés ne s’arrêtent pas à l’entrée du stade : après le match, les supporters doivent encore pouvoir retrouver leur véhicule, accéder aux transports disponibles et rentrer chez eux dans des conditions acceptables.

À force, les supporters resteront devant leur écran

Le plus frustrant est que les spectateurs espèrent une amélioration à chaque rencontre, mais ont parfois le sentiment que les difficultés persistent, voire s’aggravent. En attendant des changements concrets, beaucoup sont contraints de prévoir plusieurs heures de marge pour rejoindre les environs du stade.

Cette situation ne peut constituer une solution durable. À force de subir les embouteillages, les longues marches et les difficultés de retour, certains supporters pourraient finir par préférer le confort de leur canapé à l’ambiance des tribunes. Lire la suite sur https://connectionivoirienne.net/2026/10/14/stade-alassane-ouattara-debimpe-assister-a-un-match-est-un-calvaire-avec-les-embouteillages/

 

Mots clés: #Ebimpé
Source : Connectionivoirienne.net
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