Présidence de la FIF : la candidature annoncée de Malick Tohé fragilise la stratégie d’union de Yacine Idriss Diallo
Postée le 07-07-2026 / 9 Vues

L'annonce imminente de la candidature de Malick Adam Tohé à la présidence de la FIF pourrait mettre fin aux espoirs d'un candidat unique. Retour sur les médiations infructueuses et les enjeux d'un duel avec Yacine Idriss Diallo.

L’information révélée en exclusivité par notre confrère Kambiré Elie, du quotidien sportif SuperSport, pourrait rebattre les cartes de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Selon cette annonce, Malick Adam Tohé devrait officialiser sa candidature au cours de cette semaine.

 

Si elle se confirme, cette entrée en lice constituerait un revers majeur pour la stratégie de rassemblement voulue par le président sortant, driss_Diallo rel=noopener target=_blank data-type=link data-id=https://fr.wikipedia.org/wiki/Yacine_Idriss_Diallo>Yacine Idriss Diallo, qui espérait éviter une confrontation interne avant le scrutin du 12 septembre 2026.

Selon nos informations, plusieurs tentatives de médiation ont pourtant été engagées ces derniers mois afin de convaincre le premier vice-président de renoncer à ses ambitions. Après une médiation attribuée à des cercles maçonniques, puis une autre menée par le ministre Mamadou Touré, la plus récente a été conduite par Fidèle Sarassoro, ministre directeur de cabinet du président de la République.

Soucieux d’éviter un duel avec son premier vice-président, Yacine Idriss Diallo aurait sollicité une intervention au plus haut sommet de l’État. Fidèle Sarassoro, sous la supervision du vice-président de la République, aurait reçu pour mission d’encourager un consensus, sans toutefois imposer une candidature unique ni exiger le retrait de l’un des protagonistes. Une démarche qui, selon plusieurs sources, n’a pas permis d’aboutir à un accord.

Le président de la FIF nourrirait désormais l’espoir que le chef de l’État intervienne personnellement auprès de Malick Tohé afin de lui demander de renoncer. Certains de ses proches assurent même qu’une telle démarche aurait déjà été entreprise, convaincus que le premier vice-président ne sera finalement pas candidat.

Mais cette lecture semble ignorer la méthode habituellement adoptée par le président de la République. Lors des élections législatives de 2025, le chef de l’État avait certes investi les candidats de son parti, mais s’était gardé d’intervenir personnellement auprès des candidats dissidents. Plusieurs responsables politiques, qui espéraient un appel direct pour les convaincre de se retirer, ne l’ont jamais reçu. L’exemple de Meïté Yaya, à Kani, est régulièrement cité pour illustrer cette pratique. Dès lors, l’hypothèse d’un appel présidentiel destiné à faire renoncer Malick Tohé apparaît, pour beaucoup d’observateurs, peu probable.

FIF: vers un affrontement inévitable entre Diallo et Tohé ?

À mesure que les médiations échouent, l’hypothèse d’un duel entre les deux hommes prend de l’épaisseur.

Pour plusieurs observateurs, Malick Adam Tohé est désormais confronté à un choix clair : aller au combat électoral ou renoncer définitivement à une ambition présidentielle. Après plusieurs années passées dans l’ombre en qualité de premier vice-président, il lui faudrait désormais assumer pleinement ses convictions, avec le risque de la victoire comme celui de la défaite.

Cette situation soulève également une interrogation politique : pourquoi le chef de l’État prendrait-il le risque de s’impliquer dans une élection associative pour imposer un candidat unique, alors qu’il a toujours privilégié une posture de neutralité dans ce type de scrutin ? De la FIF à la MUGEF-CI, en passant par d’autres organisations, cette ligne de conduite est restée constante. Même lors de l’élection de 2022 à la FIF, des sensibilités différentes existaient au sein de l’entourage présidentiel entre les soutiens de Sory Diabaté, Yacine Idriss Diallo ou Didier Drogba, sans qu’une consigne officielle ne soit imposée.

Les positions des deux principaux protagonistes semblent désormais irréconciliables. Selon plusieurs indiscrétions, Yacine Idriss Diallo ne souhaiterait pas affronter son premier vice-président, estimant qu’une telle confrontation exposerait publiquement les divisions du football ivoirien. De son côté, Malick Tohé aurait fait savoir que, s’il devait finalement renoncer à être candidat, il ne poursuivrait plus son aventure aux côtés du président sortant. Quelle que soit l’issue, la rupture paraît désormais consommée.

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L’entourage de Malick Tohé balaie par ailleurs les critiques le présentant comme un simple « faiseur de roi ». Ses proches rappellent que Yacine Idriss Diallo lui-même a longtemps accompagné d’autres figures influentes du football et du monde des affaires avant d’accéder à la présidence de la FIF. À leurs yeux, rien n’interdit à celui qui contribue aujourd’hui à construire des leaders de devenir lui-même le dirigeant de demain.

Reste enfin une interrogation qui alimente les débats. Le camp Diallo affirme pouvoir compter sur le soutien de la famille de feu Sidy Diallo ainsi que de celle de Sory Diabaté. Si ces appuis sont réellement acquis et si le président sortant estime incarner l’unité du football ivoirien, pourquoi continue-t-il de miser sur une éventuelle non-candidature de Malick Tohé ? En d’autres termes, pourquoi chercher à éviter une confrontation électorale s’il dispose, comme il l’affirme, de tous les atouts pour obtenir un nouveau mandat ?

Mots clés: #FIF #Malick Tohé #Yacine Idriss Diallo
Source : Affairage.ci
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