Adieu, « Saxophone Colossus » : la légende du jazz Sonny Rollins meurt à 95 ans
Postée le 26-05-2026 / 7 Vues

Légende incontestée du jazz, Sonny Rollins a enregistré des classiques comme « Saxophone Colossus » et « The Bridge ». En lui remettant la National Medal of Arts en 2010, Barack Obama a déclaré que Rollins l’avait inspiré « à prendre des risques que je n’aurais peut-être pas pris autrement ».

Le saxophoniste de jazz américain Sonny Rollins, figure immensément influente connue sous le surnom de « Saxophone Colossus », est mort à l’âge de 95 ans.

Le saxophoniste ténor est décédé lundi après-midi à son domicile de Woodstock, dans l’État de New York, selon un communiqué de sa publiciste Terri Hinte, qui l’a décrit comme « l’une des figures les plus honorées et les plus influentes de la musique américaine du XXe siècle et au ‑delà ».

Aucune cause de décès n’a été précisée, mais le musicien souffrait ces dernières années de fibrose pulmonaire et d’autres problèmes respiratoires. Il avait cessé ses tournées en 2012.

Une citation de 2009 accompagnait l’annonce de sa mort : « J_e pense que lorsque la personne créative disparaît, elle continue dans la prochaine existence. Je suis quelqu’un qui croit que cette vie n’est pas la fin de tout. Une personne spirituelle ne voit pas les choses ainsi_. »

<aSonny Rollins au festival Jazz à Vienne - 2011 width=450 height=300 />

Né Theodore Walter Rollins à Harlem le 7 septembre 1930, il était l’un des derniers grands survivants de l’ère be-bop et était célébré pour ses improvisations au saxophone et son sens de l’expérimentation.

Au cours de six décennies de carrière, il a collaboré avec des géants du jazz comme Miles Davis, Dizzy Gillespie, Charlie Parker, John Coltrane, Thelonious Monk et Art Blakey.

 

Il a sorti plus de 60 albums en tant que leader, dont sans doute ses disques les plus connus, « Saxophone Colossus » (1957) et « The Bridge » (1962). Parmi ses autres albums désormais considérés comme des classiques du jazz figurent « Way Out West » (1957), « A Night at the Village Vanguard » (1958) et « Freedom Suite » (1958).

En 2017, « Saxophone Colossus » a été inscrit au National Recording Registry de la Bibliothèque du Congrès américaine. L’institution l’a qualifié de « l’un des albums déterminants de la carrière de Rollins », saluant la « puissance, la grâce et l’humour » de ses solos.

<aSonny Rollins au festival Jazz à Vienne - 2011 width=450 height=300 />

Rollins se décrivait toujours comme « une œuvre en devenir », expliquant qu’il n’était pas de ces artistes qui se figent dans une seule manière de jouer. Il a constamment expérimenté avec son son, allant jusqu’à intégrer des influences funk et R&B.

Là où d'autres musiciens s'appuient sur des arrangements stricts, Rollins préférait l'aventure. Pionnier du trio sans piano (saxophone, contrebasse, batterie), il s'offrait un espace de liberté harmonique inédit, poussant l'improvisation à un niveau de perfection jamais égalé.

Son répertoire, mêlant standards de Broadway, rythmes calypso (les célèbres St. Thomas ou Don't stop the Carnival ) et compositions avant-gardistes, témoigne d'une curiosité universelle. Tout au long des décennies 1970 à 2000, il a continué à tourner sans relâche à travers le monde entier, électrisant les foules par des solos fleuves d'une intensité physique et spirituelle rare.

Grand expérimentateur, il a aussi composé la bande originale du film britannique Alfie, sorti en 1966 avec Michael Caine dans le rôle principal, et de nombreux fans de rock le connaissent pour sa contribution en 1981 à l’album des Rolling Stones « Tattoo You », sur lequel il joue notamment sur la ballade « Waiting on a Friend ». Lire la suite sur https://fr.euronews.com/culture/2026/05/26/adieu-saxophone-colossus-la-legende-du-jazz-sonny-rollins-meurt-a-95-ans

 

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Source : Fr.euronews.com
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