Après une plainte de Cissé Bacongo, Assalé Tiémoko et Stéphane Bahi sont convoqués par la police d'Abidjan dans l'affaire Koumassi Campement.


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L’affaire liée au déguerpissement de Koumassi Campement connaît un nouveau développement. Les dirigeants du journal L’Éléphant Déchaîné devront se présenter devant les enquêteurs à Abidjan après une plainte déposée par le gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Bacongo.

Une convocation devant le Service des enquêtes générales
Le Directeur général de L’Éléphant Déchaîné, Assalé Tiémoko, ainsi que le Directeur de publication, Stéphane Bahi, sont attendus le lundi 3 août 2026 à 10 heures à la Préfecture de police d’Abidjan.
Les convocations, établies le 28 juillet, mentionnent le soit-transmis n°170/ST/TPI-AP/PR en date du 20 juillet 2026. Les deux responsables du bimensuel devront être entendus par le Service des enquêtes générales.
Une procédure déclenchée après un article sur Koumassi Campement
Cette audition intervient à la suite d’un dossier publié par L’Éléphant Déchaîné consacré au déguerpissement controversé de Koumassi Campement.
Avant cette étape judiciaire, le gouverneur Cissé Bacongo avait adressé au journal, le 13 juillet, un droit de réponse transmis par commissaire de justice. Ce document était accompagné d’une mise en demeure demandant la production de preuves dans un délai de 48 heures, avec la menace de poursuites en cas de non-respect.
Selon le journal, cette demande ne respecterait pas les dispositions de l’article 71 de la loi sur la presse.
Une saisine de l’ANP avant l’ouverture de la procédure
Estimant la procédure irrégulière, L’Éléphant Déchaîné indique avoir saisi l’Autorité Nationale de la Presse (ANP) dès le 14 juillet afin qu’elle examine le différend.
Malgré cette démarche, la plainte a suivi son cours et a conduit à l’ouverture d’une procédure judiciaire. L’audition des deux responsables est programmée à quelques jours des célébrations de la fête de l’Indépendance, prévues le 7 août.
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