Guiglo : Un dozo tranche le bras d’un conducteur de taxi-moto parce qu’il a causé avec sa femme
Postée le 25-01-2022 / 117 Vues

Le prénommé Dieudonné chasseur traditionnel communément appelé dozo a tranché, le vendredi 7 janvier 2022, l’avant-bras de Dion, un jeune conducteur de mototaxi dans la ville de Guiglo parce qu’il a échangé avec sa femme.

Dieudonné fait partie de la confrérie des chasseurs traditionnels appelés communément dozo. Ce mari jaloux a tranché, dans l’après-midi du vendredi 7 janvier 2022, l’avant-bras de Dion, un jeune conducteur de mototaxi à Guiglo, ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire dans la Région du Cavally. L’homme n’a pas digéré le fait que le conducteur échange avec sa femme sur la grande voie, en face d’un célèbre maquis. Après l’avoir menacé de l’abattre avec son fusil, il a eu recours à la machette pour ‘’régler’’ son cas.

Un dozo jaloux comme un pigeon

 

Retour sur cette boucherie qui a failli tourner au drame. Le jour des faits, selon Soir Info, il est 16 heures quand Dieudonné aperçoit son épouse et le conducteur de mototaxi en face dudit maquis. Ils sont en train d’échanger. Discrètement, il se saisit de son fusil de type calibre 12. Selon notre source, l’entretien entre l’épouse du dozo et le conducteur de mototaxi avait trait au prix de la coiffure de sa cousine (la fille de sa tante) moins de 24 heures avant la fête prévue au maquis.

Il a menacé d’abattre le jeune avec son fusil

Le dozo qui suivait la scène surgit brusquement avec son arsenal de guerre. Un fusil et une machette. Fou de jalousie, il aurait menacé d’abattre le jeune conducteur, en dépit de ses supplications. Il se saisit de son arme. Voyant le danger venir, le conducteur joue son va-tout et se jette sur le chasseur traditionnel qu’il réussit à désarmer.

Le dozo qui avait son plan B prend sa machette dont la lame luit à la lumière du soleil. Il fonce sur son adversaire qui tente de se protéger la tête avec ses deux bras. Il reçoit de violents coups de machette du dozo. Non satisfait de lui avoir pratiquement tranché l’avant-bras, il s’acharne sur son bras. Le jeune conducteur affaibli par les coups de machette baigne à présent dans une mare de sang.

« Il n’avait plus qu’à prendre la tangente pour éviter la vindicte populaire »

Les témoins de la scène appellent au secours. Les instants qui suivent, un impressionnant groupe de jeunes armés de gourdins volent au secours du blessé. Le rapport des forces change. Le dozo transformé en boucher n’a plus le contrôle de la situation. Il n’avait plus qu’à prendre la tangente pour éviter la vindicte populaire.

Il n’est pas à son premier coup. Nos sources informent que quelques années plus tôt, il avait menacé de fusiller une de ses épouses.

Adolphe ANGOUA

Source : LINFODROME
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